Mon jardin

Vue générale depuis l’appart

Le jardin en question est situé en Alsace, dans le Haut-Rhin, à une vingtaine de kilomètres de Colmar, à côté des Vosges (ce qui signifie des étés caniculaires mais aussi des hivers très froids atteignant facilement les -15°). Il ne fait que 100 m² mais l’absence de construction dans le périmètre immédiat permet une certaine aération visuelle. Cependant il oblige à réfléchir à l’occultation pour préserver l’intimité.

Il a été aménagé il y a 10 ans, alors qu’il n’y avait rien, si ce n’est un vieux pêcher. Les anciens propriétaires, dans leur hâte de remplir l’espace, ont planté à tout va, de façon abondante, et sans respecter les distances entre les plantations. Bien sûr, en 10 ans, la végétation a eu le temps de se développer et d’atteindre sa taille adulte : c’est l’étouffement, certains arbutes poussant au détriment des autres. Des arbres ont été plantés en bordure de terrain, sans penser à leur développement adulte. Les plantes aux pieds des arbres et arbustes ne profitent plus de l’ensoleillement nécessaire et leur floraison s’appauvrie. Le gazon (ou ce qu’il en reste) est saturé de mousses, et devenu quasi inexistant dans les zones devenues trop ombrageuses. La zone dédiée au potager a été délaissée il y a quelques années, et est devenue le lieu par excellence des adventices. Le grillage délimitant un des côtés du terrain montre des signes de fatigue. Par peur de faire mal, et de mal faire, aucune taille n’était effectuée, si ce n’est sur la haie de thuyas délimitant le terrain sur un côté. Une chose est sûre : on est bien protégés des regards, mais la végétation prend aussi beaucoup de place. Sans compter que l’oeil se perd dans cette juxtaposition anarchique.

Vue depuis le fond du jardin

Bref, l’aménagement aurait grand besoin d’être repensé, restructuré, les espaces clairement identifiables et limités, la végétation clairsemée pour lui laisser la place, la lumière et les nutriments du sol nécessaires à son développement.

Qu’on ne croie pas qu’un petit jardin soit très facile à aménager. Au contraire, la gageure réside dans le fait d’arriver à faire cohabiter intelligemment dans un petit espace les différentes zones (coin repas, coin soleil pour bronzer, coin à l’ombre, potager, point d’eau, circulation, etc), de façon claire et néanmoins élaborées, en évitant la sensation d’étouffement mais en assurant l’intimité.

Il convient alors d’être méthodique. Tout d’abord définir un état des lieux précis, définir clairement ses attentes, observer le jardin à diverses périodes de l’année, de la journée afin d’en retirer ses points forts et ses points faibles, noter les changements à effectuer, procéder à des plantations intelligentes selon la nature du sol et l’exposition, etc… Une fois tous ces points pensés, on peut réfléchir à un plan et établir un planning des travaux et aménagements à effectuer.

Au milieu du jardin

En ce qui me concerne, je suis arrivée ici en 2010 et j’ai donc passé l’année à observer ce jardin, ce qui m’a permis d’en relever les points forts, les incohérences, les aspects à améliorer, et de réfléchir à la façon dont je pourrais personnaliser intelligement ce jardin. Compulser les catalogues en lignes des jardineries m’a permis de choisir la végétation adéquate et d’exclure celle qui n’avait aucune chance de péréniser ici.

Après des mois de réflexion, le projet a eu le temps d’arriver à maturation et je peux désormais commencer à la réalisation à proprement dite..

6 réflexions au sujet de « Mon jardin »

  1. Bonjour Julie,
    Je découvre moi aussi ton joli blog, et la problématique de ton jardin rejoint la mienne, à savoir un petit espace à aménager. J’ai eu de la chance, il n’y avait rien quand nous nous somme installés… J’ai eu tout le loisir d’établir mon propre plan, ce qui ne m’a pas empêché de faire quelques erreurs car, comme tu le dis si bien, au bout d’une dizaine d’années, les arbustes arrivent à maturité et certains prennent le pas sur d’autres. D’où d’éternels recommencements… Et heureusement d’ailleurs, sinon que resterait-il à faire ? Je suivrai tes parutions avec plaisir, et pourquoi pas une visite ? Je suis à quelques kilomètres de Mulhouse.

    Beau week-end à toi, en espérant que le temps se montre clément…

    1. Finalement, heureusement qu’il y a quelques erreurs à corriger, sinon on s’embeterait bien vite,n’est-ce pas? 😉

  2. bonjour julie les petits jardins sont des boites à bijoux pour moi on peux sy perdre aussi avec plaisir et le plaisir consite à avoir peu de chose mais bine mise en place avec beaucoup de soin et de bonheur bon jardin

    1. Merci d’avoir posté ce commentaire, cela m’a permis de découvrir ton blog. Je suis d’accord avec ta philosophie du jardin; tout le monde n’a pas les moyens d’avoir un grand terrain et/ou de pouvoir courrir les jardineries toutes les semaines. Lorsque je parcours certains blogs, j’ai un peu l’impression que c’est la course aux achats, accumuler le plus grand nombre de rosiers, etc… Je ne partage pas cette vision consumériste du jardinage. Chez moi, peu d’achats, mais j’essaie de viser juste dès le premier coup (parfois je me trompe quand même) et surtout je réfléchis beaucoup à la bonne implantation et à la mise en valeur des végétaux, et beaucoup de contemplation! 🙂

    2. Je viens de lire ta (longue) histoire de jardinière. Malgré les années qui nous séparent, je me suis retrouvée dans pas mal de points. J’apprécie ton attachement à tes racines et à tes aïeux. Oh, et je connais Vattetot! Si ça se trouve, nous avons des connaissances communes 😉

  3. Coucou Julie,

    Je viens de lire ta rubrique « Mon jardin ».

    Si cela te dit, je te propose qu’on se rencontre au Parc de SCHOPPENWIHR en automne, avec mon amie Gisou.
    Tue me diras ?

    Il y a six ans, mon chéri et moi avons fait construire une maison. Le jardinage est très vite devenu ma passion.
    J’ai fait beaucoup d’erreurs en plantant. Tant par l’exposition non adaptée, les distances entre les végétaux…
    Le jardin est une longue réflexion et nos idées varient selon nos humeurs. C’est bien pour cela, qu’on est sans
    cesse à revoir nos plantations, à les déplacer, à les changer… Pour moi, un beau jardin n’est jamais fini.
    Alors, n’hésite pas à t’inspirer sur les blogs, les livres… et les ami(es) avec qui tu peux partager des idées.

    Ravie d’avoir fait ta connaissance.

    Bonne soirée.
    ARMELLE

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